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  Aide, thérapie, prévention de la rechute | Formations, conférences | Gestion de problèmes et de stress au travail  

Au travail: changement, conflit, violence, harcèlement, surcharge, démotivation 

  Alcoolisme, toxicomanies, dépendances, burn-out, dépression, post-trauma, trouble d'adaptation 

Déjà plus de 20 ans au service des personnes et  des organisations 

Accueil | Consultation: 375, boulevard Henri-Bourassa Ouest, Montréal  (514) 381-0975| candide.b@sympatico.ca  

 

Je suis fatigué(e), découragé(e), démotivé(e), irritable, anxieux(se), inutile.  Qu'est-ce que j'ai au juste?
Vous passez peut-être simplement un "mauvais moment"... et si vous vous arrêtez un peu pour vous reposer et changer ce qui vous met dans cet état, vous pourriez vous sentir mieux.  Mais, "si ça ne va pas" depuis quelques semaines déjà, il est aussi possible qu'il s'agisse d'épuisement, de burn-out, de dépression ou encore d'un problème purement physique.  Qu'il s'agisse de l'un ou de l'autre... ne restez pas dans cet état.  Voyez un médecin, cherchez de l'aide psychologique, du soutien. Même si cela peut vous paraître difficile à accepter, une thérapie pourrait s'avérer nécessaire et bénéfique. 
Mise en garde:   Le diagnostic des problèmes dont nous parlons dans cette section ne peut être posé que par des professionnels. Les personnes qui vivent de telles difficultés devraient s'arrêter, accepter de demander l'aide et y recourir avec le plus d'ouverture possible. Une fois leur état amélioré, elles devraient appliquer des moyens de prévention pour ne pas se retrouver dans le même état. En effet, si elles continuent à adopter les façons de penser et d'agir qui ont favorisé l'installation de leur état actuel, elles risquent de s'épuiser à nouveau, de tout voir en noir à nouveau…

Ce que je devrais faire si je me crois dans l'un de ces états

 

 

 

 

  Épuisement professionnel, burn-out...

Mise en garde:   Le diagnostic des problèmes dont nous parlons dans cette section ne peut être posé que par des professionnels. Les personnes qui vivent de telles difficultés devraient s'arrêter, accepter de demander l'aide et y recourir avec le plus d'ouverture possible. Une fois leur état amélioré, elles devraient aussi appliquer des moyens de prévention de façon à ne pas se retrouver dans le même état. En effet, si elles continuent à adopter les façons de penser et d'agir auxquelles elles sont habituées et qui ont favorisé l'installation de leur état actuel, elles risquent, une fois rétablies, une fois l'orage passé, de s'épuiser à nouveau, de tout voir en noir à nouveau… 

Attention: Comme le burn-out n'est toujours pas reconnu comme "maladie", il est plus que possible que votre médecin pose un diagnostic de dépression ou de trouble d'adaptation, plus facilement admissible aux différentes compensations financières en cas de retrait du travail.  Les symptômes de la dépression et du burn-out sont souvent semblables, quoique les causes diffèrent.  Certains spécialistes voient dans le burn-out la manifestation reliée au travail d'une dépression affectant plusieurs aspects de la vie.   On réfère aussi au burn-out en parlant d'épuisement professionnel qui pose aussi des problèmes de reconnaissance quand il s'agit d'obtenir des revenus (assurances, CSST...) si un retrait du travail s'avère nécessaire.

 

Définition du burn-out (burn out, burnout, épuisement professionnel)

Selon Freudenberger (1975), le burn-out c'est le fait de s'user ou d'être épuisé après avoir réclamé trop d'énergies ou de ressources.  Le burn-out, c'est donc l'épuisement de nos ressources physiques, mentales et émotionnelles: il s'installe progressivement, même s'il donne l'impression de survenir tout d'un coup. 

Le burn-out se rencontre surtout chez la personne qui poursuit des idéaux élevés dans sa vie personnelle, familiale ou professionnelle, puisqu'elle consacre toute son énergie à atteindre un but irréaliste dans les conditions actuelles, mais il peut aussi être le résultat d'un travail où on a l'impression de répéter la même routine, de tourner en rond, jour après jour, semaine après semaine, de s'ennuyer, de sembler désorienté(e), de soupçonner les autres de ne pas nous apprécier...

Symptômes

La personne qui en souffre peut présenter plusieurs des symptômes suivants:

Fatigue physique: Diminution d'énergie, fatigabilité chronique, affaiblissement et ennui.  Ceux et celles qui souffrent d'épuisement ont souvent une propension aux accidents et aux maladies, de fréquents accès de migraine, des nausées, des tensions musculaires aux épaules et au cou, des douleurs dorsales, des changements dans leurs habitudes alimentaires et dans leur poids.

Fatigue émotionnelle: Elle est accompagnée de sentiments de dépression, de désespoir, d'impuissance et d'une sensation d'être pris au piège, qui entraînent parfois, en crise aiguë, des troubles mentaux et des idées suicidaires, accès de larmes continues et incontrôlables, perte des mécanismes de contrôle et de récupération.   La personne épuisée se sent vidée au niveau émotif; s'irrite et s'énerve facilement.

Fatigue mentale: Elle se caractérise par le développement d'attitudes négatives vis-à-vis soi-même, de son travail et de la vie.  Les personnes épuisées se sentent incompétentes, inférieures, incapables.  Elles développent aussi des attitudes négatives à l'égard des autres. 

Étapes habituelles de développement du burn-out

Enthousiasme idéaliste, où l'on retrouve de grands espoirs, un niveau élevé d'énergie et des attentes irréalistes. C'est la période où le travail promet de tout combler. Il y a aussi une sur-identification avec la clientèle et une dépense d'énergie excessive et inefficace. Il ne faut pas confondre cette étape avec l'enthousiasme au travail.

Stagnation, où le travail n'est plus perçu comme aussi excitant et n'est plus le substitut de tout dans la vie. La satisfaction des besoins personnels et les questions de revenus, d'horaires de travail, de développement professionnel deviennent importantes.

Frustration, où la personne s'interroge sur son efficacité au travail et sur la pertinence et la valeur du travail comme tel.  Des troubles émotifs, physiques et de comportement peuvent se développer à ce stade.

Apathie, où la personne se sent chroniquement frustrée au travail, mais a besoin de ce travail pour survivre.  Elle cherche alors à travailler le minimum de temps requis, à éviter les défis et les clients, si possible, et à se protéger de tout ce qui pourrait mettre en danger la position de sécurité qui compense, de manière inadéquate toutefois, pour la satisfaction au travail.

 

Prévention et récupération:

Stress au travail?

Testez-vous:

Êtes-vous en train de vous brûler - Test de burn-out et d'épuisement professionnel

Vous dirigez-vous vers un burn-out, l'êtes-vous déjà?

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Ce que je devrais faire si je me crois dans cet état

Suggestions pour éviter, surmonter et ne pas retomber en burn-out

Burn-out et occupation

Quand le syndicat devient psychologue
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Vous devez vous absenter du travail pour burn-out, épuisement, dépression....

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Dépression

Mise en garde:   Le diagnostic des problèmes dont nous parlons dans cette section ne peut être posé que par des professionnels. Les personnes qui vivent de telles difficultés devraient s'arrêter, accepter de demander l'aide et y recourir avec le plus d'ouverture possible. Une fois leur état amélioré, elles devraient aussi appliquer des moyens de prévention de façon à ne pas se retrouver dans le même état. En effet, si elles continuent à adopter les façons de penser et d'agir auxquelles elles sont habituées et qui ont favorisé l'installation de leur état actuel, elles risquent, une fois rétablies, une fois l'orage passé, de s'épuiser à nouveau, de tout voir en noir à nouveau… 
Le risque de vivre une dépression majeure au cours de notre vie varie, selon les études, de 10 à 25% pour les femmes et de 5 à 12% pour les hommes.  C'est donc un trouble plutôt fréquent... Le mot "dépression" est cependant employé communément pour désigner toute une gamme de difficultés.  Il n'a pas la même signification pour tout le monde.

"Préférant" probablement ne pas se rendre compte de l'état réel dans lequel ils se trouvent, et sans doute à cause de la connotation négative du mot, les gens seront souvent étonnés du diagnostic de dépression posé par leur médecin.  Bref, plusieurs pourraient bien "être en dépression" sans le savoir.

La dépression s'explique par l'interaction d'un ensemble de causes biologiques, psychologiques (cognitifs, émotifs et comportementaux) et sociales (ex. chômage).

La plupart des professionnels de la santé (et par ricochet, les compagnies d'assurance, la CSST, etc. ) utilisent le modèle médical pour définir la dépression. Dans ce modèle, le diagnostic est porté lorsque certains symptômes sont réunis et ce, indépendamment des causes qui ont mené à l'état dépressif. Les critères généralement utilisés en Amérique du Nord sont définis par l'American Psychiatric Association. Nous en présentons les grandes lignes dans ce qui suit. On distingue généralement deux types de dépression: la dépression majeure et la dysthymie.

Habituellement, la dépression majeure consiste en un ou plusieurs épisodes dépressifs majeurs qui tranchent avec le fonctionnement habituel de la personne, alors que la dysthymie est caractérisée par des symptômes dépressifs chroniques, moins sévères, persistant pendant plusieurs années.

Critères d'un épisode de dépression majeure:

Au moins cinq des symptômes suivants doivent avoir été présents pour une durée d'au moins deux semaines et avoir représenté un changement par rapport au fonctionnement antérieur; au moins un de ces symptômes est soit une humeur dépressive, soit une perte d'intérêt ou de plaisir:

  • Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours, signalée par le sujet (par exemple: se sent triste ou vide) ou observée par les autres (par exemple: pleure).

  • Diminution marquée de l'intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres).

  • Perte ou gain de poids significatif en l'absence de régime (par exemple: modification du poids corporel en un mois excédent 5%, ou diminution ou augmentation de l'appétit presque tous les jours).

  • Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours.

  • Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours (constaté par les autres, non limité à un sentiment subjectif de fébrilité ou de ralentissement intérieur).

  • Fatigue ou perte d'énergie presque tous les jours.

  • Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peut être délirante) presque tous les jours (pas seulement se faire grief ou se sentir coupable d'être malade).

  • Diminution de l'aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres).

  • Pensées récurrentes de mort (pas seulement peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.

D'autres symptômes sont souvent présents: tendance à pleurer, à broyer du noir, irritabilité, ruminations obsessionnelles, anxiété, phobies, préoccupations excessives pour la santé physique, douleurs (ex.: céphalées, douleurs dans les articulations, à l'abdomen ou autres), des difficultés dans les relations intimes ou sociales, des difficultés sexuelles. Certaines personnes peuvent présenter des attaques de panique. Dans environ 15% des cas, il y a présence de symptômes tels des hallucinations ou du délire. Il arrive que des symptômes d'anxiété envahissants "cachent" la dépression, empêchent de la diagnostiquer et de la traiter.

Certaines personnes ont un épisode isolé de dépression majeure suivi d'un retour complet à leur état normal.

Un épisode non traité dure habituellement 6 mois ou plus.

La majorité des gens se remettent complètement de cet épisode et reviennent à leur fonctionnement antérieur. Cependant, chez 20 à 30% d'entre eux, certains symptômes persisteront pendant des mois ou même des années. Environ 50 % des gens ayant vécu un épisode dépressif vont présenter un deuxième épisode. Les personnes ayant vécu deux épisodes ont un risque de 70% d'en présenter un troisième, et ceux ayant eu trois épisodes, un risque de 90 % d'en présenter un quatrième. On estime que, dans environ 20 % des cas, l'évolution est chronique et il n'y a pas de plein rétablissement entre les épisodes. Enfin, jusqu'à 15 % des sujets présentant un trouble dépressif majeur sévère se suicident. Ces données statistiques montrent bien l'importance de traiter la dépression; une dépression non traitée peut être longue et les risques de récidive sont élevés.

Texte inspiré de diverses sources dont largement de: http://www.psychomedia.qc.ca

 

 

 

 

Troubles de l'adaptation

Mise en garde:   Le diagnostic des problèmes dont nous parlons dans cette section ne peut être posé que par des professionnels. Les personnes qui vivent de telles difficultés devraient s'arrêter, accepter de demander l'aide et y recourir avec le plus d'ouverture possible. Une fois leur état amélioré, elles devraient aussi appliquer des moyens de prévention de façon à ne pas se retrouver dans le même état. En effet, si elles continuent à adopter les façons de penser et d'agir auxquelles elles sont habituées et qui ont favorisé l'installation de leur état actuel, elles risquent, une fois rétablies, une fois l'orage passé, de s'épuiser à nouveau, de tout voir en noir à nouveau… 
Un trouble de l'adaptation est causé par un ou des stresseurs qui sont trop grands par rapport à la capacité actuelle de la personne à y faire face.

Plus les stresseurs sont importants, plus une personne peut être susceptible de vivre un trouble de l'adaptation. Par ailleurs, plusieurs facteurs peuvent contribuer au fait qu'une personne ne dispose pas, à un moment donné, de toutes les ressources suffisantes pour faire face à des stresseurs tout en préservant son équilibre personnel. Les critères du DSM-IV (manuel de référence pour identifier les troubles de santé mentale) permettent de diagnostiquer le trouble de l'adaptation:

Développement de symptômes dans les registres émotionnels et comportementaux, en réaction à un ou plusieurs facteurs de stress identifiables, au cours des trois mois suivant la survenue de ceux-ci.  Nous décrivons ci-après quels peuvent être ces symptômes. Ces symptômes ou comportements sont cliniquement significatifs, comme en témoignent

1-  soit une souffrance marquée, plus importante qu'il n'était attendu, en réaction à ce facteur de stress,

2-  soit une modification significative du fonctionnement social ou professionnel (ou scolaire).

On parle de trouble de l'adaptation, lorsque la perturbation liée au stress ne répond pas au critère d'un autre trouble (i.e. dépression, état de stress aigu, anxiété généralisée, etc.) et n'est pas simplement l'exacerbation d'un trouble préexistant (i.e. trouble de la personnalité). Les symptômes ne sont pas l'expression d'un deuil.

Par définition, un trouble de l'adaptation ne dure pas plus de 6 mois une fois que le facteur de stress (ou ses conséquences) a disparu. Toutefois, les symptômes peuvent persister pendant une plus longue période s'ils surviennent en réaction à un facteur de stress prolongé ou dont les conséquences sont durables (ex.: les difficultés financières et affectives découlant d’un divorce).

Les symptômes du registre émotionnel peuvent être reliés à une humeur dépressive: pleurs, sentiments de désespoir, etc. et/ou reliés à l'anxiété (i.e. nervosité, inquiétude, agitation).

Voici quelques exemples de comportements adoptés par des personnes vivant des troubles de l'adaptation: une violation des droits d'autrui ou des normes et règles essentielles de la vie sociale, compte tenu de l'âge du sujet (ex.: une volonté aveugle de faire du tort à quelqu'un d'autre, l'école buissonnière, le vandalisme, une conduite automobile imprudente, des bagarres, un manquement à ses responsabilités légales).

Texte inspiré de diverses sources dont: http://www.psychomédia.qc.ca

 

 

 

 

 

 

Post-traumatisme

Mise en garde:   Le diagnostic des problèmes dont nous parlons dans cette section ne peut être posé que par des professionnels. Les personnes qui vivent de telles difficultés devraient s'arrêter, accepter de demander l'aide et y recourir avec le plus d'ouverture possible. Une fois leur état amélioré, elles devraient aussi appliquer des moyens de prévention de façon à ne pas se retrouver dans le même état. En effet, si elles continuent à adopter les façons de penser et d'agir auxquelles elles sont habituées et qui ont favorisé l'installation de leur état actuel, elles risquent, une fois rétablies, une fois l'orage passé, de s'épuiser à nouveau, de tout voir en noir à nouveau… 
Si vous avez été exposé(e) à un événement traumatisant, prenez-le temps de bien évaluer son impact sur vous. Au besoin, consultez un professionnel qui pourra vous aider à surmonter les séquelles possibles (i.e. choc post-traumatique) qui peuvent n’apparaître que plusieurs jours, semaines ou mois après l’événement.

Le trouble du stress post-traumatique (TSPT) n'est reconnu que depuis peu de temps (depuis 15 ans) comme un problème de santé dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'American Psychiatric Association.

La personne qui a été exposée à un événement dont l'ampleur est plus grand que ce qu'elle a l'habitude de vivre ou que ce qu'elle croit pouvoir vivre est à risque de connaître divers problèmes d'anxiété et/ou de dépression.

La plupart du temps, les personnes savent comment penser et agir face à une situation. Cependant, quand on subit un choc trop grand, par exemple quand notre vie ou celle des autres a été mise en danger, ou suite à un accident ou à un décès de quelqu’un d’autre, ce sont nos émotions qui sont attaquées, confrontées. Nous sommes moins entraînés à gérer de telles émotions fortes et celles-ci peuvent venir bloquer tout notre système de pensées et d’actions, de telle sorte que nous "perdons tous nos moyens".

Il est nécessaire de retrouver un certain équilibre émotif suite à une telle situation. Pour plusieurs, il devient nécessaire d’obtenir de l’aide pour y arriver. Ce n’est surtout pas le temps de se convaincre que tout va bien, que vous êtes capable d’arranger ça "tout seul(e)". Vous avez été affecté(e) par un événement hors de l’ordinaire, à un stress souvent impossible à surmonter par un être normal... Vous êtes fort(e), mais vous êtes humain(e). N’importe qui aurait subit des préjudices d’un tel événement. Un professionnel peut vous aider à récupérer de cette situation.

LES SUITES D'UN ÉVÉNEMENT TRAUMATISANT

Symptômes et problèmes:

Des troubles psychologiques peuvent, par exemple, se manifester chez le personnel impliqué dans des événements comme une prise d'otages.  Au moment où la situation se produit, le personnel doit réduire le risque de pertes de vie en élaborant une stratégie susceptible de sauver la ou les victimes.

Le personnel et la victime ignore quel acte criminel celui-ci posera, ou bien il n'a aucun indice. Cette situation occasionne beaucoup de tensions et de frustrations, amplifiées par les membres de la famille et la collectivité qui s'attendent à des résultats rapides et efficaces.

Lors d'une prise d'otages par des prisonniers qui tentent de s'évader, ceux-ci n'ont rien à perdre en tuant leurs otages; c'est là la situation la plus dangereuse et la plus stressante à laquelle peut être confrontée le personnel.

Après un tel événement, la victime et le personnel peuvent:

. Revivre, sous diverses formes, l'événement traumatisant (cauchemars, visions...)

. Éviter, nier tout ce qui lui rappelle cet événement ou réagir aux autres événements de sa vie de façon plus forte pour éviter de repenser à l'événement traumatisant (modification de la personnalité, repliement affectif, isolement, manque d'intérêt...)

. Devenir hyperactif, avoir des troubles du sommeil, des difficultés de concentration...

Ces symptômes peuvent survenir à court ou à long terme:

Toutes sortes de problèmes peuvent aussi être associés à ce type de stress: honte, culpabilité, impuissance, rage ou gratitude envers l'agresseur, dégoût de soi, inhibitions sexuelles, résignation, victimisation, chute du statut social, etc.

La personne peut réagir plus ou moins fortement.

Récupération et traitement:

Au début, les souvenirs traumatisants refont surface fréquemment. On s'éveille la nuit et les scènes pénibles se déroulent souvent, au ralenti. Ces symptômes s'intègrent au processus d'extériorisation des émotions. Si la personne s'adapte à la situation, les souvenirs et les rêves s'estompent peu à peu, puis s'effacent complètement. Au contraire, si l'intensité de ces sentiments persiste, il faut recourir à une aide extérieure pour s'adapter à long terme.

Différentes formes de traitements psychologiques sont utilisés pour aider ces personnes; certains traitements insistent sur la relaxation de façon à gérer l'anxiété, ou sur l'hypnose... 

D'autres essaient de donner à ces personnes des techniques de gestion de leur peur, de renforcer leur affirmation de soi.

Enfin, certains visent à éclaircir les liens entre les symptômes du client, les mécanismes de défenses employés, les contenus inconscients de son passé, de façon à réenclencher des mécanismes efficaces d'adaptation. Ces traitements semblent donner des résultats, mais le risque de "rechute" existe et un suivi à long terme serait souvent nécessaire.

Références bibliographiques:

Brunet, A.; Quelle est la valeur des divers traitements psychologiques proposés pour le trouble de stress post-traumatique, Science et Comportement, Revue internationale et multidisciplinaire, Vol. 23, no. 2, 1993.

Oligny, M.; Stress et burn-out en milieu policier, Presses de l'Université du Québec, 1990.

Ce que je devrais faire si je me crois dans cet état

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Candide Beaumont, psychologue | Consultation: 375 boulevard Henri-Bourassa Ouest |(514) 381-0975

Mis à jour le 04 novembre 2001

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