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Tiré de: L'écart et la rechute existent, Beaumont, C., avril 2000

Le modèle de la "mémoire de la consommation" d'alcool (Goldman, 1985; Goldman & Rather, 1993) fournit une explication intéressante au développement, au maintien et à la ténacité des habitudes. Notre système nerveux central, qui fonctionne comme un ordinateur très puissant, efficace et sophistiqué, garde en mémoire une quantité énorme de données sur les situations déjà vécues et ressenties. Il fait aussi les liens entre les données qu'il a stockées ("Qu'est-ce qui a provoqué tel résultat, réaction, émotion...), de façon à fournir une réponse toute prête d'émotions et de réactions lorsque ces situations surviennent par la suite.

Ainsi, nous n'avons pas souvent à vraiment "penser à ce que nous faisons" pour plusieurs de nos comportements. La conduite d'une automobile en est un exemple: le conducteur ne pense pas à mettre la clé dans le contact, à freiner aux intersections, à tourner le volant pour prendre une courbe... Son cerveau se sert de tous les renseignements accumulés, les associent entre eux pour déterminer exactement ce que le conducteur doit observer, le geste qu'il doit poser. Le conducteur peut en même temps penser à son horaire de la journée, préparer ce qu'il va dire à son patron pour s'excuser de son retard, écouter les nouvelles à la radio, ce qui fait appel en même temps à une énorme quantité d'informations contenues dans plusieurs fichiers différents de mémoires. Notre conducteur se sert de l'information accumulée dans le passé pour effectuer en même temps toutes ces tâches.

En général, notre système classe l'information accumulée de façon à éviter la souffrance et à obtenir du plaisir. C'est comme s'il y avait des fichiers nommés feu vert pour les "sensations valables" et d'autres feu rouge pour les "mauvaises sensations".

Sur un signal, un déclencheur, les liens se font et l'envie de consommer se déclenche de façon automatique, sans que nos autres ressources cognitives soient tellement sollicitées. Les informations traitées en même temps sont très nombreuses. Tout ceci se passe sans que le consommateur n'y pense vraiment... Sans trop s'en rendre compte, on se retrouve un verre à la main, une cigarette au bec, une seringue dans le bras...

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Candide Beaumont, psychologue | Consultation: 375 boulevard Henri-Bourassa Ouest |(514) 381-0975

Mis à jour le 04 novembre 2001

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