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Au travail: changement, conflit, violence, harcèlement, surcharge, démotivation 

  Alcoolisme, toxicomanies, dépendances, burn-out, dépression, post-trauma, trouble d'adaptation 

Déjà plus de 20 ans au service des personnes et  des organisations 

Accueil | Consultation: 375, boulevard Henri-Bourassa Ouest, Montréal  (514) 381-0975| candide.b@sympatico.ca  

 

 

 

Passez en revue chacun des objectifs possibles face à votre comportement de consommation

 

 

 

 

 

 
L'abstinence
Qu'entendez-vous par "abstinence": s'agit-il de continuer à prendre de l'alcool mais de cesser la cocaïne... ou encore d'arrêter de consommer tous produits psychotropes?

 

Précisez votre objectif d'abstinence
Abstinence totale de tous psychotropes?
Abstinence totale de ma "drogue privilégiée"?
Abstinence d'alcool?
Abstinence de toutes drogues illégales?

 

 

 

 

 

 

La consommation modérée
Consommation modérée d'alcool
Déterminez les fréquences et les quantités d'alcool que vous aimeriez prendre.
Souvenez-vous qu'il existe des contingences légales à la consommation d'alcool et à la consommation de drogues illégale et des risques à la consommation.
Si vous choissisez de consommer modérément  et d'éviter les conséquences, par exemple:
  • Ne buvez pas du tout
    - avant de prendre le volant ou d’accomplir une tâche pouvant être dangereuse pour vous ou autrui;
    - si vous prenez des médicaments qui peuvent provoquer une réaction dangereuse quand ils sont consommés en même temps que l'alcool;
    - si vous avez des problèmes de santé qui risquent de s’aggraver si vous buvez.
  • Ne buvez pas pour faire face à vos problèmes: habituellement, l’alcool fait empirer les problèmes.
  • Ne faites pas de l'alcool un élément important de vos loisirs.
  • Ne buvez pas tous les jours.
  • Ne buvez pas plus de 4 verres par jour si vous êtes un homme et 3 verres si vous êtes une femme.
  • Ne buvez pas plus d’un verre à l’heure.
  • Ne buvez pas plus de 16 verres par semaine si vous êtes un homme ou 12 verres pour une femmes.
  • Comme les clients qui ont réussi à devenir des buveurs modérés, tentez de maintenir votre consommation hebdomadaire à moins de 10 verres.
  • Remplissez les fiches d'auto-surveillance tous les jours. Énumérez les antécédents (circonstances ou conditions qui aboutissent à la consommation d'alcool) et décrivez les conséquences de la consommation abusive d'alcool. Ci-après, nous vous présentons deux fiches d'auto-surveillance dont une pour les consommations et une autre pour les tentations de boire de l’alcool.
  • Sirotez votre verre, mesurez la quantité d'alcool, diluez l'alcool, buvez à petites gorgées et étalez votre consommation sur une période prolongée, comme le font les gens qui boivent socialement.
  • Mangez en buvant (particulièrement des graisses et des protéines).
  • Préparez-vous à l'avance pour éviter les situations où la consommation est abusive. Évitez de boire spontanément, de façon impulsive. Décidez à l'avance du nombre de verres et du genre d'alcool que vous allez boire.
  • Adonnez-vous à des activités qui ne sont pas propices à la consommation de quantités importantes d'alcool pour combler les heures que vous passiez à boire avant: faites de l'exercice, suivez des cours de formation, trouvez de nouveaux passe-temps.
  • Liez-vous d'amitié avec des gens qui sont en faveur de vos nouvelles habitudes de consommation.
  • Souvenez-vous qu'il faut du temps et des efforts pour réussir à apporter de tels changements à ses habitudes. L'important, c'est de ne pas se décourager. La volonté et l'autodiscipline l'emporteront. Certaines personnes abandonnent parce qu'elles trouvent trop dur de suivre les règles et d'agir délibérément pendant longtemps. En revanche, si vous continuez de mettre en pratique les règles touchant la consommation et de pratiquer la surveillance, vous constaterez vos progrès.
Si vous n'êtes pas prêt à vous plier à une telle discipline, il serait probablement mieux de viser l'abstinence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FICHES D’AUTO-SURVEILLANCE
Ces deux modèles de fiches d’auto-surveillance sont tirées de "Sanchez-Craig, M., C’est assez! Comment arrêter de boire ou réduire votre consommation d’alcool, Guide d’initiative personnelle de la FRT, 1994".

 

MON OBJECTIF POUR LA SEMAINE ÉTAIT DE: ______ verres
Nombre maximum de verres par jour: _____
Nombre maximum de jours de consommation cette semaine: _____
Nombre de verres d’alcool cette semaine: _____
Lun   Mar   Mer   Jeu    Ven  Sam  Dim
Nombre de bouteilles de bière de 12 oz.
Nombre de verres de vin de 5 onces
Nombre de verres de vin fortifié de 3 onces
Nombre de verres de spiritueux de 1,5 onces
Nombre total de verres d’alcool par jour
Nombre total de verres cette semaine : ______

 

 

DESCRIPTION DE MA TENTATION
Heure:___________
Lieu: _____________________
J’étais avec: ______________________________
Mes sentiments: ________________________________________________________________
Description de ma tentation: ___________________________________________________________
Je me suis dit que: ___________________________________________________________________
Voici ce que j’ai fait pour résister à la tentation: ____________________________________________
Quand on m’a offert de l’alcool, j’ai refusé en disant: _______________________________________
Ma méthode a-t-elle été efficace? ________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

La réduction des méfaits
Certains souhaitent ne pas vivre certaines des conséquences négatives de leur consommation tout en continuant de prendre leur drogue de choix, de rester dans leur mode de vie. Aider quelqu'un à rester vivant, à ne pas contracter de maladies virales, à ne pas s'impliquer dans des activités criminelles pour payer sa survie et sa drogue... seront souvent les seuls objectifs réalistes à poursuivre.
En contraste avec le modèle Alcooliques Anonymes, celui de la réduction des méfaits vise à prévenir les conséquences néfastes de la consommation, et pas nécessairement la consommation de psychotropes elle-même. Les programmes de distribution de seringues aux consommateurs de drogues par intraveineuses pour prévenir la transmission du SIDA, les programmes utilisant la méthadone en remplacement de l’héroïne pour, entre autre, prévenir la criminalité, sont des exemples d'interventions visant à diminuer les conséquences de la consommation.
Deux éléments sont particulièrement reliés à l’intervention de prévention de la rechute. D’abord, ce modèle remet en question les cibles de l’intervention, la définition de sa réussite. En matière de prévention de la rechute, le modèle suscite donc la question de ce qui est à prévenir. Mais surtout, ce modèle peut permettre à plusieurs des personnes terrorisées par le fait de quitter leur consommation ou ne le désirant tout simplement pas, d’au moins s’assurer qu’elles pourront recevoir le support nécessaire pour éviter les conséquences néfastes de leur consommation. Si c’est bien vrai que plusieurs personnes qui vivent un problème de dépendance à l’alcool ou aux autres drogues ne demandent pas d’aide, cette approche peut les attirer vers les ressources qui travailleront avec elles les meilleurs moyens d’éviter certains désavantages de la consommation.
Dès 1920 en Grande-Bretagne, le Comité Rolleston, composé de médecins éminents, a reconnu "qu’il valait mieux fournir, dans certaines situations, des drogues illégales pour que le toxicomane puisse continuer à mener une vie utile" (Riley, non daté). Depuis, l’idée de réduire les conséquences associées à la consommation de différentes drogues, plutôt que de seulement viser à faire cesser ou diminuer leur consommation, a considérablement progressé, particulièrement en Europe (Angleterre, Pays-Bas...).
Ce n’est qu’en 1987 que le Gouvernement du Canada s’est prononcé en faveur du concept de réduction des méfaits. Ce modèle suscite de chauds débats. Certains le voient comme pragmatique et plein de compréhension, d’autres comme dangereux.
Trois croyances principales sous-tendent le modèle de la réduction des méfaits
(Source: Westermeyer, R.; Reducing Harm: A Very Good Idea, article disponible sur Internet, Habitsmart Homepage; 1996)
1. La dépendance n’est pas une affaire de tout ou rien. La gravité des conséquences de la consommation s’étend sur une échelle de "pas du tout" à "extrêmement" néfaste. Ainsi, un non-consommateur est-il moins à risque qu’un consommateur d’alcool ou de drogues; un consommateur modéré l’est moins qu’un surconsommateur de fin de semaine, une personne qui inhale de la cocaïne l’est moins que celle qui se l’injecte...
2. Changer un comportement se fait par étape, l’abstinence totale étant pour certains l’étape finale.
3. La sobriété n’est tout simplement pas pour tout le monde. Accepter un tel énoncé présuppose que nous admettons que certaines personnes vivent dans des conditions si terribles qu’elles sont absolument incapables de s’adapter à la vie sans alcool ni drogue. Jusqu’à ce que nous soyons capables de faire en sorte que ces gens arrivent à vivre sans dépendance, nous sommes mal placés pour les juger.

 

Il faut se préoccuper d’abord de la santé et du bien-être des gens, dans la mesure de ce que nous pouvons faire; en tout cas, nous ne pouvons certainement pas leur refuser nos services. Marlatt, qui prône depuis longtemps l’approche de la réduction des méfaits, mentionnait à la première Conférence sur la Réduction des méfaits tenue en janvier 1996 à Seattle, que la différence entre l’approche allemande et l’approche américaine de la toxicomanie, est que la première considère les toxicomanes comme des personnes qui, comme nous, font de leur mieux pour s’adapter plutôt que comme des citoyens de second ordre.
L’objectif principal du modèle est de diminuer les conséquences néfastes de la consommation de drogues, qu’elles soient actuellement licites ou illicites. Tous les modèles visent ultimement ce but. Une polémique importante existe non pas autour de l’objectif lui-même, puisque tous les modèles visent à prévenir les méfaits des habitudes nocives, mais on remet plutôt en question les moyens utilisés la plupart du temps.
En matière de prévention de la rechute, cette approche nécessite que l’intervenant se pose d’abord la question: "Qu’est-ce que je veux aider à prévenir?" plutôt que "Comment vais-je l’aider à arrêter de consommer ou à demeurer abstinent?" L’objectif de prévention s’expose au négatif: "Ne pas contracter le SIDA, ni le transmettre à mes partenaires", "Ne pas perdre mon emploi parce que je bois trop", "Ne pas avoir blessé quelqu’un parce que j’ai conduit avec les facultés affaiblies".
Le modèle poursuit aussi l’objectif de rejoindre mieux la clientèle qui en a besoin. Il semble, par exemple, qu’en Allemagne 80% des toxicomanes sont rejoints alors qu’aux États-Unis la proportion est inversée, soit 80% qui ne le sont pas. La réduction des méfaits vise également à faciliter le contact et à permettre aux intervenants de travailler en toute légalité et en toute liberté de conscience à aider les dépendants de drogues illégales qui désirent modérer leur consommation plutôt que de la cesser complètement.
L’approche a été jusqu’à maintenant principalement appliquée pour prévenir la transmission du SIDA. Au Canada, environ 3% des cas de SIDA chez les hommes sont reliés à l’utilisation de drogues injectables. Dans ce cas, des programmes de prévention proposent de fournir des seringues propres aux toxicomanes. Les lois et les interventions concernant la conduite d’un véhicule et la consommation d’alcool s’inscrivent aussi dans ce modèle: on enseigne aux gens comment boire sans dépasser une limite à risque de produire des accidents.
Une fois l’objectif de prévention bien cerné, viennent des questions comme "Quels sont les moyens que je veux et que je peux utiliser pour arriver à prévenir les conséquences?" Selon la conséquence à éviter, le modèle propose de l’information, de l’éducation et ajuste les moyens pour arriver à aider des gens qui autrement sont à risque de conséquences fâcheuses.

 

Candide Beaumont, psychologue | Consultation: 375 boulevard Henri-Bourassa Ouest |(514) 381-0975

Mis à jour le 04 novembre 2001

candide.b@sympatico.ca