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Au travail: changement, conflit, violence, harcèlement, surcharge, démotivation 

  Alcoolisme, toxicomanies, dépendances, burn-out, dépression, post-trauma, trouble d'adaptation 

Déjà plus de 20 ans au service des personnes et  des organisations 

Accueil | Consultation: 375, boulevard Henri-Bourassa Ouest, Montréal  (514) 381-0975| candide.b@sympatico.ca  

 

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Prenez du contrôle sur vos pensées au sujet du comportement que vous voulez contrôler ou arrêter

Si vous voulez cesser ou contrôler votre dépendance, vous penserez certainement à cette habitude dont vous voulez maintenant vous abstenir. Bien sûr, ces pensées pourraient provoquer des envies d'y retourner. Aussi est-il important que vous adoptiez des stratégies d’adaptation à ces pensées à risque.

D’abord, apprenez à ne pas vous complaire dans des souvenirs agréables reliés à votre dépendance. Vous devez et vous pouvez arrêter de telles pensées aussitôt qu’elles surviennent. Par exemple, vous pouvez les éviter ou les éloigner en vous gardant occupé dans l’action, ou encore les remplacer en vous rappelant les fins d’épisodes de consommation ou les conséquences négatives vécues immédiatement après votre consommation ou à moyen et à long terme.

Reconnaissez que ces pensées sont des signaux, des avertissements, et que vous devez absolument vous y arrêter, comme sur un "STOP".

Faites une liste de vos pensées à risque concernant votre mauvaise habitude et trouvez-leur dès maintenant des pensées alternatives, des pensées de remplacement.  Identifiez les pensées ou les décisions souvent en apparence sans conséquence mais qui vous ont déjà mené ou qui sont à risque de vous mener à un écart ou à la rechute dans des situations à risque. Par exemple: Avoir de l'alcool à la maison... au cas où il y aurait de la visite.  Acheter de la coke... pour ne pas avoir l'air d'avoir arrêté.  Se faire prescrire des pilules au cas où... Corrigez vos pensées ou vos décisions.  Par exemple: Quand je prévois avoir de la visite, je peux aller chercher de l’alcool pour eux au lieu d’en garder toujours à la maison au cas où j’aurais de la visite… S'ils arrivent sans s'annoncer, tant pis, ils n'avaient qu'à le faire et on fera ce que l'on peut. Ce n'est pas l'affaire des autres si j'ai arrêté, c'est la mienne. Qu'est-ce que ça peut bien leur faire? Si j'ai besoin de me détendre, je prendrai un autre moyen.

Votre façon de voir la vie, vos pensées vous donnent-elles envie de consommer? $

Demandez-vous si elles sont réalistes!

En plus de créer des problèmes où il ne devrait pas y en avoir, de vous faire souffrir pour rien, les pensées faussées contribuent à vous maintenir dans vos difficultés et vous empêchent de changer ou de demander de l'aide pour le faire.

Cherchez les pensées qui bloquent votre changement; vérifiez si elles sont vraiment réalistes.   Faites-le vous même et demandez aux autres ce qu'ils en pensent. Vos efforts pour changer votre façon de penser à votre habitude doivent être très soutenus de façon à ce que vous en veniez à être en mesure d’identifier vos propres pensées à risque, à les questionner et à les remplacer dans votre vie quotidienne.

Donnez un coup de chiffon dans vos lunettes; vous pourriez être surpris!

$ Portez-vous des lunettes noires, négatives?

Vous retenez peut-être seulement les détails négatifs des situations que vous vivez.  Ces aspects négatifs masquent la réalité et vous "autorisent" à retourner à votre habitude pour embellir votre vie.  Vous ne voyez pas le positif de votre vie, de votre situation. Par exemple: Vous vous dites que l'alcool ou les autres drogues vous feront oublier ou voir autrement le fait que vous avez de la difficulté à vous faire des amis.  Consommer vous aidera, selon vous, à mieux vivre votre solitude.  Pourtant, c'est vous qui ne retournez pas vos appels, qui ne vous inscrivez à aucune activité, qui ne visitez pas vos parents... bref qui vous arrangez pour rester seul(e)!  

En fait, plusieurs personnes se sentent dépressives (et font une dépression) à cause de cette façon de penser. Elles ne voient, ne se rappellent que des situations négatives, que des détails négatifs au sujet de situations agréables.  Ces personnes s’évaluent aussi très négativement puisqu’elles ne retiennent que ce qu’elles ne sont pas capables de faire, que ce qu’elles ont raté ou fait de mal.

Il est démontré, par exemple, que les personnes en dépression recherchent encore davantage de la rétroaction, des commentaires négatifs sur elles-mêmes et sur les événements, ce qui les maintient malheureusement dans leur dépression.

Les gens qui utilisent des filtres négatifs de penser sont à risque de voir plus de problèmes que les autres, de démissionner à les résoudre parce qu’ils croient qu’ils en sont incapables, de devenir dépendants des autres, des situations, des substances, de se sentir déprimés et peut-être de vivre des dépressions.  Les gens qui pensent de cette façon ont aussi tendance à se dire que les problèmes viennent d’eux-mêmes plutôt que des circonstances, qu’ils sont permanents et qu’ils les affecteront toujours.

Pour corriger cette façon de penser, demandez-vous: Quels sont les aspects positifs des situations?  Quelles sont mes capacités, mes qualités?...  Est-il possible qu’il n’y ait que des aspects négatifs chez une personne, dans des situations?

PENSEZ-Y BIEN...  DEMANDEZ-VOUS SI VOUS AVEZ VRAIMENT RAISON DE PENSER DE LA SORTE.

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$ Portez-vous des lunettes roses, trop optimistes?

Vous ne voyez peut-être que les aspects positifs de votre mauvaise habitude, sans voir les conséquences négatives tant à court, qu'à moyen ou à long terme.  Par exemple: Quand vous buvez de l'alcool, vous "endormez" ou vous "activez" avec des médicaments, ou encore quand vous vous "gelez" ou vous "revigorez" avec d'autres drogues, vous vous dites que la vie est belle, que cette consommation ne vous apporte que des bonnes choses que vous ne trouveriez pas autrement...

Les personnes qui utilisent le filtre mental positif lorsqu’elles pensent à la consommation, se rappellent plus des effets agréables, des moments plaisants passés en compagnie d'autres consommateurs.  Elles ont de la difficulté à se rappeler leur mal de tête, leur gueule de bois après une bonne "brosse", à se souvenir qu’elles ont dû voler pour se procurer de la cocaïne, que tout cela les a mené en prison.  Elles en riront même, tentant de transformer les aspects négatifs en positifs.  Elles ont donc plus de difficultés à vouloir cesser de consommer et à ne pas rechuter si elles parviennent à arrêter.

Dans la vie, les gens qui utilisent cette façon de penser sont souvent des gens qui ne s’en font pas avec grand chose, mais qui subissent toutes sortes de conséquences sans trop comprendre ce qui leur arrive.

Pour corriger cette façon de penser, ces personnes doivent s’arrêter à analyser les situations, à en rechercher aussi les aspects négatifs; les processus de prise de décision, de résolution de problèmes, les tactiques d’arrêt seront des outils précieux pour eux.

PENSEZ-Y BIEN...  DEMANDEZ-VOUS SI VOUS AVEZ VRAIMENT RAISON DE PENSER DE LA SORTE.

$ Entretenez-vous des pensées extrémistes?

Vous ne voyez pas les nuances, les degrés. Les choses sont noires ou blanches, bonnes ou mauvaises.  Vous réussissez parfaitement ou c’est un échec. Vous avez tendance à penser de façon extrémiste.   Par exemple: Ma vie sera absolument "plate" sans alcool. Que peut-il bien y avoir d'aussi plaisant, que peut-il exister qui me satisfasse autant? 

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$ Êtes-vous porté(e) à tout généraliser?

Tirer une conclusion générale à partir d’une information incomplète, à partir d’une seule information. Si quelque chose s’est déjà produit une fois, elle se répétera tout le temps de la même façon. Vous avez tendance à la généralisation.  Par exemple: Personne ne m’aime… tout le monde est contre moi.  J’ai tellement eu de plaisir en prenant un coup avec mes "chums", que j’ai toujours besoin d’alcool pour revivre le même plaisir.

Pour corriger cette façon de penser, demandez-vous: Qu’est-ce qui va si mal? Qu’est-ce qui va encore bien? Qui sont ces personnes? Qui m’aime? Quand?

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$ Êtes-vous devin? Agissez-vous selon ce que vont dire de vous?

Vous vous dites, sans que les autres ne vous en aient jamais rien dit, que vous savez ce qu'ils pensent, comment ils vont réagir si vous dites ou faites ceci ou cela, ce qu’ils vont faire... et comment ils se sentent envers vous.  Vous vous dites que vos amis vont rire de vous quand ils apprendront que vous avez cessé de consommer ou encore qu'ils vous aiment quand vous le faites, qu'ils vous trouvent amusant quand vous prenez un verre ou un joint...  Vous vous oubliez constamment et agissez ou n'agissez pas selon ce que vous croyez que les autres vont dire.  Sans que personne ne disent rien, vous savez ce qu’ils pensent, comment ils vont réagir, ce qu’ils vont faire... et comment ils se sentent envers vous.

Quand on utilise cette façon de penser, on s’empêche souvent de faire des choses de peur que l’autre ne soit pas d’accord, ou qu’il ne nous apprécie plus. Cette façon de penser est aussi à l’origine de plusieurs chicanes, de plusieurs bris de relation.  Certaines personnes ont basé une bonne partie de leur vie sur des impressions qu’elles avaient des opinions des autres sur différents sujets.  Comment peut-on deviner ce que les autres pensent?

En ce qui concerne la consommation, elle contribue souvent à ce que quelqu’un hésite à arrêter de consommer parce qu’il croit que les autres n’apprécieront plus sa compagnie s’il ne prend plus d’alcool ou de drogues.  C’est cependant souvent ceux qui cessent de consommer qui ne trouvent plus les consommateurs aussi intéressants.

Pour changer cette façon de penser: adressez-vous directement à la personne de qui vous essayez de deviner les pensées, avant de vous tracasser ou de réagir, et posez-lui clairement les questions qui vous intéressent.

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$ Dramatisez-vous ce qui vous arrive?

Vous vous attendez toujours au pire, vous entretenez des pensées de désastre, de catastrophe, de fin du monde. Vous prévoyez des dangers, de grandes difficultés même dans des circonstances où il ne devrait pas s'en produire.  Vous avez tendance à la dramatisation.  Par exemple: Vous vous dites que vous ne serez jamais capable de sortir de votre dépendance, que vous ne passerez jamais à travers, que vous ne serez pas capable de vivre sans alcool; de traverser une épreuve sans consommer... 

Cette façon de penser vous place dans un état d’alerte, d’urgence, parce que vous vivez des drames par la pensée, même s’ils n’existent pas en réalité.

Pour corriger cette façon de penser:

Demandez-vous ce qui peut arriver de pire, ce qui peut arriver de mieux?

Questionnez-vous sur les chances que la "catastrophe" se produise réellement

Demandez-vous vous êtes prophète pour prédire ainsi le futur, un diseur de bonne aventure

Demandez-vous ce qui est tellement alarmant dans la situation

Posez des questions, vérifiez ce que les autres en pensent

Prenez de l’information sur les faits

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$ Vous êtes une victime?   Vous n'avez pas de contrôle sur votre vie?

Vous vous voyez comme une victime, incapable par vous-même, contrôlé par les gens, les objets, les produits psychotropes et les situations. Vous pensez que  les mauvaises choses n’arrivent qu’à vous, parce que vous êtes "vous". Vous ne vous accordez aucun pouvoir, le laissant plutôt aux autres, aux situations... et à l'alcool, aux médicaments ou aux autres drogues.  Par exemple: Vous vous dites que quand vous buvez, l’alcool vous permet d'oublier tout le mal que les autres, les situations... vous font subir.  Ou encore que personne ni rien n'a de contrôle sur votre consommation et que c'est l'aspect de votre vie que vous contrôlez vraiment (sic). Ou encore, que la cocaïne, par exemple, vous donne du pouvoir.  En arrière pensée, vous vous dites probablement aussi que vous n'êtes pas capable de vivre sans consommer.

Quand on utilise cette façon de penser, on croit beaucoup au destin, aux mauvais sorts, à la prédestination; on s’apitoie aussi sur son sort et on manque de contrôle sur sa vie. Pas étonnant que l’on retrouve cette forme de pensée chez les gens dépendants des personnes, des situations, des substances psychotropes.

Pour corriger cette façon de penser: détaillez les événements et cherchez pourquoi telle ou telle chose vous arrive.  Par exemple, j’ai eu cet accident sur l’autoroute parce que tous les malheurs du monde me tombent sur la tête, mais plutôt parce que j’ai pris le volant après avoir fumé du pot et pris 4 cognacs en 1 heure et que je roulais en sens inverse, à 150 kms sur l’autoroute.    Je ne suis pas dans le trouble parce que c’est mon destin, mais parce que j’ai dit à ma femme que si je ne suis pas rentré de la semaine c'est parce que j’étais avec une autre... etc.

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$ Vous devez être parfait(e), vous voulez tout contrôler, tout réussir...

Penser que le pouvoir est une affaire de tout ou rien.  Par exemple, vous vous dites que vous n'avez pas droit à l’erreur, qu'il vous faut être et agir de façon parfaite.  Vous n'arrivez pas à admettre que vous avez des problèmes… ni que les autres le sachent. Votre habitude vous aide alors à soulager la tension que cette façon de penser vous procure.

Ou peut-être encore, aviez-vous réussi à contrôler ou à cesser votre consommation et que parce que vous avez reconsommé à quelques reprises vous considérez ces "écarts" comme inacceptables de votre part, un désastre, une preuve que vous ne contrôlez pas tout... et que par conséquent vaut mieux laisser tomber vos efforts... et recommencer pour de bon! 

Vous vous sentez responsable de tout et prenez trop de responsabilités; vous chargez votre horaire ou vous vous donnez des "commandes" jusqu'à ne plus avoir un seul moment pour vous?  Vous vous sentez coupable si vous ne remplissez pas tous les "mandats" que vous vous donnez?

Quand vous entretenez des pensées de perfectionnisme, vous vous exposez à vivre plusieurs échecs, déceptions, auxquels vous pouvez réagir de différentes façons (démission, burn-out, violence, gestes extrémistes...).

Pour corriger cette façon de penser: apprenez à doser vos objectifs, à voir les degrés, à abaisser ces objectifs à des niveaux "raisonnables" et réalistes, à en "laisser aux autres".

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$ Ce n'est jamais de "votre faute"? Vous sentez-vous victime des autres?

Les autres sont responsables de tout ce qui m’arrive. Par exemple, vous vous dites souvent que "ce n’est pas votre faute si…", que "votre mère vous traitait de telle façon et que c'est ce qui explique votre comportement actuel", que si vous arrêtez de consommer, "les autres vont vous pousser à recommencer".  "Mon père, ma mère, mes frères, mes sœurs ne m’aimaient pas.  Mon enfance a été effrayante.   Même le chat de la ruelle me griffait..."

Bien sûr, certaines personnes ont vécu une enfance qui les ont marquées; c’est vraiment effrayant et injuste.  Mais pour que l’adulte qu’il est devenu se sente bien dans sa peau et progresse, pour qu’il ait sa part de plaisir et de bonheur, il doit apprendre à se responsabiliser et à ne pas attribuer tous ses malheurs à son passé ou aux autres.

Les pensées de blâme contribuent à diminuer votre confiance en vous-mêmes, à vous priver de tout sentiment de pouvoir sur les gens et les choses...  Si c’est la faute des autres quand les choses vont mal, c’est aussi la faute des autres quand elles vont bien.

Pour corriger cette forme de penser: voyez les situations à travers vos propres capacités et vos propres limites.  La personne qui a tendance à utiliser cette forme de pensée a tout avantage à faire un bon autoportrait de ses caractéristiques, à découvrir qui elle est, ce dont elle est capable et ce qu’ellle ne peut pas faire.   Elle doit apprendre à se féliciter de ses bons coups et à regarder ce qui s’est passé pour qu’elle ne réussisse pas aussi bien qu’elle le voudrait dans telle situation.

PENSEZ-Y BIEN...  DEMANDEZ-VOUS SI VOUS AVEZ VRAIMENT RAISON DE PENSER DE LA SORTE.

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Candide Beaumont, psychologue | Consultation: 375 boulevard Henri-Bourassa Ouest |(514) 381-0975

Mis à jour le 03 novembre 2001

candide.b@sympatico.ca