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Traduction libre du résumé de la revue de littérature sur la thérapie par téléphone que nous livre S. Klein, fondateur de Tele-Therapist.

Il m'a toujours semblé que les résultats de la thérapie par téléphone étaient aussi valables que ceux en face-à-face. Pour savoir ce que les chercheurs en pensaient, j'ai fouillé les journaux scientifiques. Alors que l'intervention par téléphone est utilisée depuis longtemps pour les interventions de crise, la prévention du suicide et en complément à une intervention face-à-face, l'utilisation du téléphone comme principal moyen d'offrir des services de psychothérapie est encore quelque chose de nouveau comme phénomène. En fait, il n'y a que peu d'études qui comparent directement l'efficacité de l'intervention téléphonique par rapport à la thérapie en face-à-face. Cependant, certains articles précisent les avantages et les défis possibles de la thérapie par téléphone.

Grummet (1979) souligne que l'intimité garantie par le contact téléphonique est d'une utilité certaine pour le patient qui est ambivalent. Le téléphone permet au patient résistant d'établir une certaine intimité tout en maintenant une distance sécuritaire. De la même façon, celui qui se sent honteux ou embarassé de discuter d'un sujet en personne, se sent capable de l'aborder quant il n'a pas à supporter la vue de l'intervenant. Un autre aspect important au processus de thérapie par téléphone est que le patient est capable de garder un certain contrôle sur le processus de la thérapie elle-même. Une personne qui pense aller en traitement pourra ainsi "tester" et démystifier la thérapie à une distance sécuritaire. La personne à l'aise, chez elle, sera également moins inhibée et moins sur ses gardes; la thérapie où les 2 interlocuteurs sont chez eux constitue l'un des rares moyens d'intervention dans lesquels l'apparence et la façon dont quelqu'un est vêtu n'a pas d'importance. Grumet conclue que le téléphone offre une combinaison stratégique d'intimité et de sécurité et est une option utile de traitement. (...)

Haas, Benedict et Kobos (1996) ont exploré les risques, les bénéfices et l'implication éthique de la psychothérapie par téléphone. Ils soulignent, entre autres, qu'elle permet une économie du temps de déplacement pour se rendre au bureau de l'intervenant, qui n'est pas négligeable pour ceux qui n'ont pas beaucoup de temps en dehors de leur travail. Il est cependant plus facile d'évaluer les compétences de l'intervenant quand vous vous rendez à son bureau et pouvez voir ses diplômes, ses licences, etc.

Quant aux aspects éthiques de l'intervention, ils indiquent que l'utilisation du téléphone ne change en rien l'obligation du thérapeute de fournir des services de qualité, d'éviter tout tort qu'il pourrait faire au client, d'expliquer les arrangements financiers, de protéger la confidentialité, d'éviter des déclarations publiques trompeuses et d'obtenir le consentement écrit du client. Ils mentionnent également la difficulté d'assurer la sécurité immédiate du client… Ils concluent que l'intervenant a la responsabilité d'évaluer de façon continue le processus et les résultats du traitement par téléphone.

L'absence d'indices visuels constitue probablement l'une des plus importantes difficultés pour l'intervenant dans l'intervention par téléphone… Cependant, il est aussi probable que le fait d'être privé de ces indices augmente le besoin et la compétence à écouter. … Lester (1995) mentionne que cette privation d'indices, tant du côté du client que de celui de l'intervenant, n'est pas nouvelle: les psychanalystes traditionnels, par exemple, restreignent ces indices visuels, le confessionnal aussi d'ailleurs!

Lester (1995) détaille les avantages et les problèmes de l'intervention par téléphone Il fait ressortir qu'il est avantageux pour les personnes handicapées physiquement qui ne sont pas capables de se déplacer aisément. Pour plusieurs clients, l'autonomie que procure la thérapie par téléphone encourage l'auto-révélation et l'ouverture des pensées et des émotions. Le client a un plus grand sens de contrôle quand il est au téléphone que lorsqu'il est assis au bureau de l'intervenant.

Être suivi par un thérapeute est encore mal vu de nos jours. L'intervention par téléphone pourrait bien être moins "honteuse". D'un autre côté, puisque le téléphone est habituellement utilisé pour "faire la conversation", l'intervenant doit prendre garde à ce que son intervention ne devienne pas une conversation plutôt qu'une thérapie….

Les études d'évaluation faites auprès des gens qui avaient utilisé un service d'intervention téléphonique démontrent que la majorité des utilisateurs étaient satisfaits et ces derniers ont indiqué que les comportements aidants de leur intervenant avaient principalement été: l'écoute, la rétroaction, la compréhension, le support sans jugement et la non-directivité.

En conclusion, la recherche fait ressortir des aspects auxquels l'intervenant effectuant de la thérapie par téléphone doit prendre garde pour assurer que celle-ci soit fructueuse. La recherche établie également que la thérapie par téléphone offre une combinaison stratégique d'intimité, de sécurité, de commodité, et s'avère une option viable de traitement pour plusieurs individus.

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Broadbent, D. (1958); Perception and Communication, Pergamon Press.

Grumet, G. (1979); Telephone Therapy: A review and Case Repor, American Journal of Orthopsychiatry, 49, 574-84.

Haas, L.J.; Benedict J.G. & Kobos (1996); Psychotherapy by telephone. Risks ans Benefits for Psychologists and Consumers, Professional Psycholoy: Research and Practice, 27, 154-160.

Lester, D. (1995); Counseling by Telephone: Advantages and Problems, Crisis Intervention, 2, 57-69.

Swinson, R.P.; Fergus K.D.; Cox, B.J. & Wicwiew, K. (1995); Efficacity of telephone - administered behavior therapy for panic disorder with agoraphobia, Behavior Research and Therapy, 33, 465-469.

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Candide Beaumont, psychologue | Consultation: 375 boulevard Henri-Bourassa Ouest |(514) 381-0975

Mis à jour le 03 novembre 2001

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